VIDÉO ET APRÈS

LUNDI 7 FÉVRIER 2011, 19H, CINÉMA 1

« UNE CAMÉRA À SOI »

Carte blanche au Centre audiovisuel Simone de Beauvoir

VIDÉO ET APRÈS
LUNDI 13 DECEMBRE 2010, 19H, CINÉMA 2
ŒUVRES SONORES / 4ème PARTIE FEMMES SONIQUES - Éliane Radigue & Co

 
The Belgian artist Evelyne Axell (1935-1972) was hardly a stranger to the sixties Parisian world of performing and visual arts. Leaving her husband and child in Brussels, in 1959 she temporarily moved to Paris to further her drama studies, and it is in Paris where she began her brief but promising acting career by performing [...]

Internationalement connue pour ses actions et performances subversives, ORLAN est une artiste française majeure. Ces dernières années, des expositions rétrospectives lui ont été consacrées dans tout le pays, retraçant différents aspects de son Œuvre : en 2002, sous la direction du commissaire d’exposition Jean-François Taddéi, le FRAC des pays de la Loire lui dédie une rétrospective, suivie en 2004 de deux autres au Centre national de Photographie (organisée par Régis Durand) et au CCC de Tours, sous la direction du commissaire Alain Julien Laferrière. Une exposition rétrospective sera notamment organisée dans sa ville natale, au musée d’art moderne de Saint Etienne, en 2007, déployée par Lorand Hegyi sur 2000m2, ainsi qu’une exposition personnelle à l’abbaye de Maubuisson en 2010. Les œuvres d’ORLAN, nombreuses au sein de la collection contemporaine du Musée National d’art moderne, évoquent les « performances » réalisées par l’artiste dans les années soixante : (« MesuRages d’institutions », robe faisant office de « pièce à conviction », les « traces » de ces actions, photographies et films relatifs au « Baiser de l’artiste », ou encore photographie extraite de la série baroque des vierges « Vierge blanche au nuage de plastique Bulle », de 1984.). ORLAN s’empare de différents médiums et techniques : performances, séries photographiques digitales, mode, sculpture, peinture, vidéo, avec des thèmes et variations qu’elle réinvestit sans cesse. Nous reparcourons alors, avec elle, ces années d’intenses quêtes et requêtes pour tenter de dénoncer ce qu’elle appelle : une « fabrique du consentement ».

À l’heure où l’Argentine fête le Bicentaire de la révolution de 1810, qui initia le processus de son indépendance, les institutions et foires contemporaines n’ont jamais autant propulsé et acclamé ses artistes. Cette année, les « rencontres de photographies d’Arles » nous proposent un parcours axé sur la célébration de cet événement (Léon Ferrari, Marcos Adandia, Leandro Berra, Marcos Lopez, Sebastiano Mauri, Gabriel Valansi étaient invités, dans le cadre du Bicentenaire, pour représenter l’Argentine). De l’autre côté des Pyrénées, à Alcalá de Henares en Espagne, PHOTOESPAÑA consacrait une rétrospective à la photographe argentine, Adriana Lestido. Sans toutefois se laisser tenter par un cloisonnisme catégorique, il convient d’accorder à toute une génération d’artistes argentins une nécessité d’ « Art-action ». Car effectivement, un art de résistance et d’insubordination intriquant corps et politique, s’est emparé plus globalement, depuis les années 1960, du continent latino-américain. De là, s’origine l’émergence, principalement depuis les années 80, d’un très grand nombre d’artistes plasticiennes, performeuses et vidéastes, œuvrant depuis le même lieu, intégrant à leur travail la dimension du genre, de la sexualité et de l’identité culturelle. Chacun de ces artistes argentins vit à sa manière l’intrication du corps et du social, du corps et du politique, dans un souci de reconnaissance luttant contre l’oubli. La « mémoire » s’inscrit comme pilier dans un pays touché à vif, subissant encore aujourd’hui les séquelles d’une dictature sanglante.

À l’heure où l’Argentine fête le Bicentaire de la révolution de 1810, qui initia le processus de son indépendance, les institutions et foires contemporaines n’ont jamais autant propulsé et acclamé ses artistes. Cette année, les « rencontres de photographies d’Arles » nous proposent un parcours axé sur la célébration de cet événement (Léon Ferrari, Marcos Adandia, Leandro Berra, Marcos Lopez, Sebastiano Mauri, Gabriel Valansi étaient invités, dans le cadre du Bicentenaire, pour représenter l’Argentine). De l’autre côté des Pyrénées, à Alcalá de Henares en Espagne, PHOTOESPAÑA consacrait une rétrospective à la photographe argentine, Adriana Lestido. Sans toutefois se laisser tenter par un cloisonnisme catégorique, il convient d’accorder à toute une génération d’artistes argentins une nécessité d’ « Art-action ». Car effectivement, un art de résistance et d’insubordination intriquant corps et politique, s’est emparé plus globalement, depuis les années 1960, du continent latino-américain. De là, s’origine l’émergence, principalement depuis les années 80, d’un très grand nombre d’artistes plasticiennes, performeuses et vidéastes, œuvrant depuis le même lieu, intégrant à leur travail la dimension du genre, de la sexualité et de l’identité culturelle. Chacun de ces artistes argentins vit à sa manière l’intrication du corps et du social, du corps et du politique, dans un souci de reconnaissance luttant contre l’oubli. La « mémoire » s’inscrit comme pilier dans un pays touché à vif, subissant encore aujourd’hui les séquelles d’une dictature sanglante.

L’immense succès remporté par l’exposition “elles” aura permis de prolonger l’accrochage en proposant au public une troisième rotation mouvante des oeuvres présentées. Dès septembre, les spectateurs auront l’occasion d’admirer les toutes dernières acquisitions de la collection contemporaine du Centre Pompidou, brassant différentes générations d’artistes, Tania Mouraud, ORLAN, Aurélie Nemours ainsi que des artistes dont la notoriété grimpante témoigne d’une ferme volonté du Musée, d’accompagner la scène artistique la plus actuelle. Seront présentes, des oeuvres de Camille Henrot (en compétition pour le prix Marcel Duchamp 2010) ou encore Catharina Van Eetvelde (prix de dessin GUERLAIN 2010). Ils pourront notamment parcourir de nouvelles salles: une pièce consacrée aux artistes femmes latinoaméricaines, la reconfiguration de la section “corps slogan” et une mise en perspective “féminin/masculin” articulée autour de la question de la mascarade…

« Qu’est-ce qui délimite une œuvre ? Par quel geste inaugure t’elle son territoire, met-elle en scène ses limites, trace-t-elle son périmètre d’exploration ? Quels sont les contours de ce périmètre » ? le travail de Camille Henrot, à forte portée anthropologique, ne tranche pas, ne semble pas vouloir répondre à ces interrogations de « frontières » mouvantes assignées à l’œuvre d’art, soulevées par Nicolas Bourriaud . Loin d’apporter des réponses préconçues, sa quête artistique navigue à la découverte de « nouveaux mondes », d’ « utopies réalisables » proches et lointaines. Mise à l’honneur par sa participation à deux expositions hors pair cet été, « DYNASTY » (regroupant un échantillon d’artistes de la jeune génération française), au palais de Tokyo et Musée d’art moderne, et « Perspectives », à l’espace Culturel Louis Vuitton, Camille Henrot attire tous les regards. Elle est en liste pour le prix « Marcel Duchamp » 2010, visant à confirmer la notoriété grimpante de l’artiste. Le Centre Pompidou vient d’acquérir une de ses installations, Les Cages, qui ponctuera le nouvel accrochage de l’exposition « elle@ » à partir de Septembre.

Du 6 juillet au 16 septembre, le “Passage de Retz” organise une double exposition consacrée à “une collection privée de bijoux ” d’artistes célèbres (Dali, Miro, Picasso, Louise Bourgeois, Kiki Smith, Louise Nevelson) - intitulée “Bodyguard”, et une série d’oeuvres miniatures de l’artiste Sheila Hicks, “Hors normes-Sculptures textiles” ainsi que quatre sculptures et une installation de lianes tubulaires surprenantes, en adéquation avec la clarté de l’espace d’exposition…

Dans l’introduction à “Modern Women : Women Artists at the Museum of Modern Art” (Femmes Modernes : Artistes Femmes au Musée d’Art Moderne), un recueil d’essais nouvellement publié par le MoMA, Cornelia Butler affirme sa volonté d’explorer « comment les mouvements, les récits, et finalement les galeries et expositions de musées sont transformés dès que l’on introduit le genre comme catégorie »(1). Voilà précisément le projet d’une telle publication et des nombreuses manifestations qui l’accompagnent. Chaque département du MoMA a été en effet appelé cette année à organiser une exposition d’artistes femmes, donnant lieu à une soudaine visibilité de ces artistes au sein du MoMA, au risque de changer le récit dominant de l’histoire de l’art moderne. « Mind and Matter : Alternative Abstraction 1940s to Now, » une exposition de dessins, de livres illustrés et d’estampes, agrémentée de sculptures, a présenté un ensemble d’œuvres abstraites en opposition à la tradition dure et géométrique dominante(2). Les 12 artistes présentes dans l’exposition (dont 8 figurent dans l’exposition « elles ») explorent à travers l’art abstrait tout ce qui leur est personnel, vécu, concret, inspiré de leurs propres réalités physiques et psychologiques. Nous avons été en contact avec une des deux commissaires de l’exposition, Alexandra Schwartz, attachée de conservation au département Dessin.