MOT-CLEF :   camille-henrot

L’immense succès remporté par l’exposition “elles” aura permis de prolonger l’accrochage en proposant au public une troisième rotation mouvante des oeuvres présentées. Dès septembre, les spectateurs auront l’occasion d’admirer les toutes dernières acquisitions de la collection contemporaine du Centre Pompidou, brassant différentes générations d’artistes, Tania Mouraud, ORLAN, Aurélie Nemours ainsi que des artistes dont la notoriété grimpante témoigne d’une ferme volonté du Musée, d’accompagner la scène artistique la plus actuelle. Seront présentes, des oeuvres de Camille Henrot (en compétition pour le prix Marcel Duchamp 2010) ou encore Catharina Van Eetvelde (prix de dessin GUERLAIN 2010). Ils pourront notamment parcourir de nouvelles salles: une pièce consacrée aux artistes femmes latinoaméricaines, la reconfiguration de la section “corps slogan” et une mise en perspective “féminin/masculin” articulée autour de la question de la mascarade…

« Qu’est-ce qui délimite une œuvre ? Par quel geste inaugure t’elle son territoire, met-elle en scène ses limites, trace-t-elle son périmètre d’exploration ? Quels sont les contours de ce périmètre » ? le travail de Camille Henrot, à forte portée anthropologique, ne tranche pas, ne semble pas vouloir répondre à ces interrogations de « frontières » mouvantes assignées à l’œuvre d’art, soulevées par Nicolas Bourriaud . Loin d’apporter des réponses préconçues, sa quête artistique navigue à la découverte de « nouveaux mondes », d’ « utopies réalisables » proches et lointaines. Mise à l’honneur par sa participation à deux expositions hors pair cet été, « DYNASTY » (regroupant un échantillon d’artistes de la jeune génération française), au palais de Tokyo et Musée d’art moderne, et « Perspectives », à l’espace Culturel Louis Vuitton, Camille Henrot attire tous les regards. Elle est en liste pour le prix « Marcel Duchamp » 2010, visant à confirmer la notoriété grimpante de l’artiste. Le Centre Pompidou vient d’acquérir une de ses installations, Les Cages, qui ponctuera le nouvel accrochage de l’exposition « elle@ » à partir de Septembre.