MOT-CLEF :   danse

Ce jeudi 3 Juin “Films de danse” vous propose la projection de trois films cinématographiques relatifs au travail des chorégraphes : Régine Chopinot, Catherine Diverrès et Mathilde Monnier.

Le cycle « Vidéodanse » - « Films de danse » du Centre Pompidou est consacré cette année aux femmes chorégraphes, en écho aux artistes présentées dans l’accrochage « elle@centrepompidou ». Le cycle se proposait d’inaugurer son agenda annuel, en présentant les œuvres de chorégraphes ou interprètes pionnières de la modernité dans le domaine de la danse : Mary Wigman, Martha Graham, Anna Halprin, Yvonne Rainer, afin d’aborder l’insufflation moderniste que connut l’évolution de la chorégraphie au cours du siècle. Aux Etats-Unis, la critique postmoderne va permettre de désenclaver la discipline afin d’envisager une approche dialectique et perméable proche des expérimentations performatives des artistes avant-gardistes de l’époque. Les artistes Trisha Brown, Pina Baush, Odile Duboc ou Maguy Marin, à travers différents langages chorégraphiques, proposent d’élargir le champ des possibilités déclenché par la danse moderne, pour mieux attirer le regard sur le monde.
Dans les années 80, le paysage chorégraphique français connaît de grandes mutations. Entre 1980 et 1990, les courants essaiment et se croisent dans une effervescence créative novatrice. De « nouvelles tendances » émergent. Les femmes chorégraphes investissent massivement la scène artistique internationale jusque là majoritairement modelée par d’imposantes figures masculines : Serge Diaghilev, Vaslav Nijinski, Merce Cunningham. Les chorégraphes Mathilde Monnier, Régine Chopinot et Catherine Diverrès appartiennent à cette génération charnière émergée des années 80, et dont l’investigation explore les antres d’une discipline extirpée de son lourd devoir de « représentation ». Le regard pluriel du chorégraphique permet en même temps que l’émancipation du corps des danseurs, la réévaluation de la gestuelle, comme langage à part entière. Les épigones des pionniers américains laissent place à des discours désencombrés des modèles importés, « empruntés », bousculant de ce pas, notre façon d’envisager la danse désormais imprégnée de théâtralité et privilégiant la finesse de l’écriture. Ainsi l’impulsion avant-gardiste française de ces années semble t’elle tenir moins de la recherche physique que de la réflexion intellectuelle.

Jeudi 3 Juin - 20H - Cinéma 2

Dans le cadre du programme Films de Danse, le Centre Pompidou s’est intéressé à l’artiste sud-africaine Robyn Orlin et projette deux de ses films :

Beautés cachées, sales histoires, 2005, 25’.Chorégraphie, réalisation : Robyn Orlin.
De Johannesburg au palais Garnier, 2007, 87’. Réalisation : Philippe Lainé et Stéphanie Magnant.

Une projection qui permet d’appréhender ou d’approfondir le travail de cette chorégraphe engagée. Un rendez-vous à ne pas manquer : jeudi 6 mai à 20h CINEMA 2.

En attendant la Journée internationale des droits des Femme le 8 mars prochain, le festival Au Féminin vous donne rendez-vous à la Goutte d’Or du 5 au 8 mars pour une série de spectacles de danse, de théâtre, de poésie, de performance mettant à l’honneur les femmes. Au coeur du 18è arrondissement, ce festival organisé par la compagnie Graines de soleil, est l’occasion de donner vie et paroles à la diversité d’un quartier en perpétuel mutation.

Le terme “Tanztheater” ou “danse-théâtre” a commencé à se demarquer vers la fin des années 1970 pour distinguer la démarche
des chorégraphes dont faisait partie Pina Bausch (Barbe-Bleue, 1984)

4 février 2010, 20h00 (169min), Centre Pompidou, Cinéma 1.

“J’ai eu envie de faire l’inventaire de toutes ces formes imposées et de montrer comment l’être hybride ainsi créé est une créature parfaitement artificielle”. Herman Diephuis

Les 5 et 6 février 2010 aura lieu au centre Pompidou, organisé en partenariat avec la Bibliothèque Publique d’Information et le Musée National d’Art Moderne, le colloque “Les Normes de genre dans la création contemporaine : reproduction/déconstruction”.

Voici le programme de ces deux journées, à l’occasion desquelles seront présentes, parmi les artistes de l’accrochage, Orlan et les Guerilla Girls.

“Les normes de genre dans la création contemporaine : reproduction/déconstruction”, Centre Pompidou, Petite Salle (niveau -1) entrée rue Saint-Martin (piazza).
Vendredi 5 14h-20h15, Samedi 6 14h-20h30.
Entrée libre dans la limite des places disponibles.

Le cycle de films de danse se poursuit en 2010. A l’occasion du premier rendez-vous, jeudi 7 janvier à 20h00 en salle de cinéma 2 au centre Pompidou, en lien avec l’accrochage elles@centrepompidou, voici une présentation de Trisha Brown et Lucinda Childs pour mieux comprendre la projection de demain…

7 janvier 2010 , 20h00 (98 mn)
Cinéma 2, Centre Pompidou

A l’occasion du cycle elles@centrepompidou, la programmation du cinéma du centre Pompidou contient un film sur l’oeuvre et la vie d’Yvonne Rainer. L’occasion pour nous de publier cet entretien, en anglais, réalisé par “le peuple qui manque”.

Rencontre avec Maguy MARIN, centre Pompidou,
DIMANCHE 8 NOVEMBRE 2009, 15h00, petite salle, entrée libre.

Maguy MARIN sera présente au centre Pompidou dans le cadre du festival vidéodanse - une programmation autour des chorégraphes femmes en rapport avec l’accrochage elles@centrepompidou. La rencontre sera animée par Irène Filiberti.

“Un faire nourri par un étonnement inapaisable de ce qui compose le monde. Un monde que l’on agence et qui nous constitue. ”
Cette phrase de Maguy Marin permet de rentrer dans son univers, dans le contexte intellectuel de ses créations exigeantes…

JEUDI 5 NOVEMBRE 2009, à 20h00, Cinéma 2, centre Pompidou.

Soirée autour d’Anna Halprin, en présence de Jacqueline Caux composée d’une première diffusion française d’extraits de “Parades and Changes” et du portrait par Jacqueline Caux intitulé “WHO SAYS I HAVE TO DANCE IN A THEATER - ANNA HALPRIN”.

Comment classer cette chorégraphe exceptionnelle qui, actuellement encore, cherche à pratiquer son art dans une volonté avouée de le rendre util ? Fuyant l’effet de sclérose que peut entraîner la constitution en mouvement d’artistes pratiquant pourtant des ruptures qu’elle reconnait, Anna Halprin cherchera toute sa vie à renouveler, renforcer et faire aimer la danse.