MOT-CLEF :   feminisme

 
The Belgian artist Evelyne Axell (1935-1972) was hardly a stranger to the sixties Parisian world of performing and visual arts. Leaving her husband and child in Brussels, in 1959 she temporarily moved to Paris to further her drama studies, and it is in Paris where she began her brief but promising acting career by performing [...]

Ce vendredi 21 mai 2010 est organisé au MoMA de New York un colloque très attendu « Art Institutions and Feminist Politics Now », auquel participe Camille Morineau, commissaire d’exposition de l’accrochage « elles@centrepompidou ». Le colloque fait suite au succès remporté par l’exposition « elles », initialement prévue jusqu’en mai 2010, reconduite jusqu’en février 2011 avec un nouvel accrochage permettant de valoriser les acquisitions récentes du Musée.

La Sammlung Verbund est une collection d’art contemporain viennoise accordant une place de choix à l’art féministe d’avant-garde. En partant d’un travail sur les premières œuvres de Cindy Sherman, la collection s’étend au fur et à mesure, permettant de découvrir une pluralité d’artistes issues des horizons les plus divers. De la colombienne Laura Ribero à Nil Yalter, d’origine turque, en passant par Cindy Sherman ou VALIE EXPORT, la Sammlung Verbund rassemble une gamme prolifique d’expressions artistiques, ou les noms les plus connus côtoient ceux d’artistes moins mises en valeur. Jusqu’au 16 mai, l’exposition «DONNA : L’avant-garde féministe des années 70», aux galeries nationales de Rome offre un panorama palpitant des collections de la Sammlung Verbund en présentant 200 œuvres de 17 artistes dont l’œuvre vise à mettre en abime la question féminine.

Depuis le 14 avril et jusqu’au 19 juillet 2010, l’exposition «Promesses du passé » présente les œuvres de plus de 50 artistes issus de l’ancien bloc communiste sous un angle transnational et transgénérationnel. A la lumière de la théorie de Walter Benjamin, qui s’oppose à une conception de l’Histoire comme continuum linéaire, il s’agit de dresser une «Histoire discontinue de l’art dans l’ex-Europe de l’Est», faite de ruptures et de discordances. En parallèle, l’exposition interroge également le clivage culturel, politique, idéologique entre Est et Ouest, à l’heure ou leurs différences tendent à s’effondrer dans la construction d’une Europe commune. A travers 160 œuvres issues de disciplines multiples, «Promesses du passé» propose un panorama des expressions artistiques propres à ces pays, cristallisant les préoccupations de ces générations de l’ombre. En résonance avec elles@centrepompidou, un volet de l’exposition est spécialement consacré aux artistes féminines et féministes issues de l’ancienne Europe de l’Est, donnant à penser un sujet trop souvent passé sous silence: la place des femmes dans la société communiste. En synergie avec l’exposition, nous vous invitons à découvrir les trajectoires de ces artistes, parmi lesquelles Ewa Partum, Aliana Szapocznikow et Sanja Iveković. Cette dernière sera présente au Centre Georges Pompidou le 12 Mai 2010, pour parler de son travail avec Bojana Pejic, critique et commissaire d’exposition. Rendez-vous à 19h30 à l’Espace 315.

C’est mercredi 28 avril, que “Elles Centre Pompidou” vous conviait à la projection du film documentaire “Womanhouse” de Johanna Demetrakas, qui vient d’être acquis par le Centre. La séance était présentée par Kantuta Quiros, programmatrice et co-fondatrice de la structure de diffusion “Le Peuple qui manque”, qui est chargé de la distribution européenne du film. La réalisatrice Johanna Demetrakas nous a fait l’honneur de venir spécialement de Los Angeles, où elle enseigne le cinéma, pour présenter son film rare témoin du Womanhouse Project. En effet “Womanhouse” est un documentaire historique très précieux sur une des premières manifestations artistiques féministes de grande envergure dans les années 1970. Dans le cadre du Feminist Art Program de CalArts et sous la direction de Judy Chicago et de Miriam Shapiro, 24 étudiantes transformèrent une maison abandonnée de Hollywood en un espace d’exposition où chacune des pièces étaient l’extension des stéréotypes du corps féminin. L’exposition qui fit grand bruit et reste encore aujourd’hui un évènement fondateur de l’histoire de l’art féministe, se voulait être une critique acerbe de l’invisibilité des artistes femmes de l’espace culturel ainsi que de l’ordre patriarcal qui enferme les femmes dans leurs maisons de poupées. En plus d’être le témoin privilégié des célèbres performances de Faith Wilding et Judy Chicago, ce précieux film nous révèle les coulisses des ateliers de prises de conscience collective ainsi que la réception du public. La principale qualité de “Womanhouse” est de rendre palpable toute l’énergie foisonnante et l’engouement qui entoure cette aventure artistique et féministe.

Quelles sont les relations entre art, féminité et féminisme? Existe-t-il une relation intrinsèque entre ces trois éléments? Et à partir de là, comment exposer les œuvres d’artistes femmes ? Ou, plus précisément: comment trouver un équilibre entre l’oubli des femmes de l’Histoire de l’art et une mise en valeur qui court toujours le risque d’une ségrégation ? Dans son article «Le féminin, le féminisme et elles », Anne Creissels, agrégée d’arts plastiques et docteure de l’EHESS en histoire et théorie des arts, tente de proposer une réponse à ces interrogations. Des années 70 jusqu’à nos jours, elle retrace historiquement les diverses associations entre art et féminité. Ce faisant, elle explore les différentes positions avancées par féministes et professionnels de l’art afin de questionner les enjeux de l’exposition d’œuvres d’artistes femmes. A travers cette posture critique, elle éclaire l’accrochage de elles@centrepompidou sous un jour nouveau, nous invitant à une mise en perspective intéressante.

Maria Klonaris et Katerina Thomadaki sont deux artistes interdisciplinaires, plasticiennes, photographes, cinéastes, théoriciennes, créatrices d’installations et de performances. Originaires d’Athènes, elles travaillent ensemble à Paris depuis 1975 et ont composé une œuvre d’avant-garde, mariant réflexion féministe et expérimentation artistique. Au carrefour entre sciences humaines et arts de l’image, elles interrogent le corps, le genre et l’identité féminine sous tous leurs aspects. En déployant une approche hybride et transversale, elles construisent une esthétique singulière et envoutante, au potentiel critique explosif.

Au milieu des années 70, les deux artistes explorent le cinéma expérimental et inventent le cinéma corporel, visant à donner forme à la «dimension politique de l’identité féminine» - le corps, à la fois biologique, charnel et fruit d’une construction sociale. A travers l’invention de dispositifs nouveaux, la démultiplication des espaces de projection, le cinéma se fait à la fois outil de création et outil de contestation, dans lequel le corps s’incarne, devient médium, investissant le temps et l’espace à travers un labyrinthe d’images fixes ou mouvantes.

Dans le premier volet de leur Tétralogie corporelle (1976-1979), intitulé Double-Labyrinthe, les deux artistes se filment tour à tour, laissant éclore un double autoportrait : sujet regardant et objet regardé se confondent en un seul regard, abolissant les rôles de pouvoir traditionnels du cinéma. Cette rencontre entre le même et l’autre, l’identité et l’altérité permet de mettre en relief les résonances imaginaires, symboliques et inconscientes du corps féminin. Les deux artistes donnent ainsi naissance à un «cinéma du corps révolté mais aussi sublimé, ritualisé, traversé par la réapparition du multiple, du baroque, du magique, de l’archaïque, lieu passionné de la manifestation du dedans, espace mental, imaginaire et projectif.»

Nous vous invitons à découvrir la vidéo de Double-Labyrinthe, accompagnée d’un texte de présentation rédigé par les deux artistes en 1976.

A l’occasion de la Journée Internationale des Droits des Femme le 8 mars, le Forum des Images des Halles accueille du 11 au 14 mars un cycle consacré au féminisme et cinéma intitulé “Je suis une femme, pourquoi pas vous?”. Cette manifestation, qui au rythme de projections de films d’Agnès Varda, Carol Roussopoulos, de Daniel Jaeggi entre autres, de rencontres et de colloques, nous invite à revenir sur 40 ans de cinéma féministe et à nous interroger sur l’impact des luttes des années 70 sur la société et le cinéma, ne pouvait commencer sous de meilleurs augures. C’est le 7 mars dernier que pour la première fois dans l’histoire des Oscars, une femme remporte la statuette du meilleur réalisateur. Katheryn Bigelow a, en effet, raflé pas moins de six statuettes dont les plus prestigieuses comme meilleur film, meilleur réalisateur et meilleur scénario, pour son film sur la guerre en Irak “Démineurs”. Un petit pas pour l’humanité, un pas de géant pour le cinéma.

Du 11 au 14 mars au Forum des images des Halles.

Il y a quelques semaines nous quittait Carole Roussopoulos, pionnière de la vidéo et grande figure de l’action féministe… “le féminisme enchanté, celui qui pouvait rire de tout, qui osait tout” selon les mots de Marie-Claude Martin…

Avec le concours du centre audiovisuel Simone de Beauvoir, voici une biographie de Carole Roussopoulos.

Le Vendredi 22 janvier 2010 se tiendra une soirée hommage, à 20h30 au théâtre Montfort, 106, rue Brancion (Paris XV).

A découvrir sur le site elles@centrepompidou.fr des extraits de films et des vidéos du Centre Audiovisuel Simone de Beauvoir sur les femmes et leurs droits, de la lutte pour l’avortement aux luttes dans le milieu ouvrier et syndical en passant aux luttes contre l’homophobie.