MOT-CLEF :   installation

Internationalement connue pour ses actions et performances subversives, ORLAN est une artiste française majeure. Ces dernières années, des expositions rétrospectives lui ont été consacrées dans tout le pays, retraçant différents aspects de son Œuvre : en 2002, sous la direction du commissaire d’exposition Jean-François Taddéi, le FRAC des pays de la Loire lui dédie une rétrospective, suivie en 2004 de deux autres au Centre national de Photographie (organisée par Régis Durand) et au CCC de Tours, sous la direction du commissaire Alain Julien Laferrière. Une exposition rétrospective sera notamment organisée dans sa ville natale, au musée d’art moderne de Saint Etienne, en 2007, déployée par Lorand Hegyi sur 2000m2, ainsi qu’une exposition personnelle à l’abbaye de Maubuisson en 2010. Les œuvres d’ORLAN, nombreuses au sein de la collection contemporaine du Musée National d’art moderne, évoquent les « performances » réalisées par l’artiste dans les années soixante : (« MesuRages d’institutions », robe faisant office de « pièce à conviction », les « traces » de ces actions, photographies et films relatifs au « Baiser de l’artiste », ou encore photographie extraite de la série baroque des vierges « Vierge blanche au nuage de plastique Bulle », de 1984.). ORLAN s’empare de différents médiums et techniques : performances, séries photographiques digitales, mode, sculpture, peinture, vidéo, avec des thèmes et variations qu’elle réinvestit sans cesse. Nous reparcourons alors, avec elle, ces années d’intenses quêtes et requêtes pour tenter de dénoncer ce qu’elle appelle : une « fabrique du consentement ».

Dans le cadre du nouvel accrochage de l’exposition “elles”, le Centre Pompidou vous propose de découvrir les nouvelles acquisitions des collections contemporaines du musée ce jeudi 27 mai à 19h30. L’accrochage bis permet d’assurer une relève d’oeuvres captivantes, et d’étoffer notre regard sur la création des artistes femmes contemporaines. La visite sera assurée par un conférencier du Centre Pompidou et concernera la section “Immatérielles” de l’accrochage.

Une visite qui permet de mieux envisager la dématérialisation des oeuvres d’art, ses enjeux, sa poésie, ses pièges, en explorant des univers diversifiés et pénétrants.

Dimanche 15 NOVEMBRE 11h30 -Conférence Un dimanche Une oeuvre

Marie-Ange Guilleminot, La Rotateuse, 1995, dialogue de l’artiste avec Marie-Laure Bernadac, conservateur général du patrimoine.

Musée - Tarifs : 4,50 €, TR 3,50 €, gratuit pour les adhérents

Fabienne Dumont est historienne de l’art. Elle s’intéresse ici au travail de Nil Yalter, dont la vidéo-performance “La femme sans tête” ou “La danse du ventre” (1974) est exposée sur les cimaises d’”elles@centrepompidou”. L’installation toute récente intitulée “C’est un dur métier que l’exil III” (2009) montre un autre pan de son travail, dans lequel l’artiste revisite de manière contemporaine d’anciens travaux, car elle a aussi exploré les conditions de vie des populations migrantes en France. Ce projet est présenté à la Cité nationale de l’histoire de l’immigration.

Peintre née en 1943 dans le Tarn, Monique Frydman étudie à l’école des beaux-arts de Toulouse, puis entre aux Beaux-Arts à Paris en 1964. Après une période consacrée à la politique, elle reprend son activité de peintre.

L’exposition « Whisper » a eu lieu à la Verrière Hermès de Bruxelles du 26 septembre au 15 novembre 2008.

Mâkhi Xenakis, sculptrice et dessinatrice française, est formée d’abord auprès de Paul Virilio à l’architecture et aux décors de théâtre. C’est lors d’un séjour de deux ans à New York (1988-89) qu’elle se tourne définitivement vers sculpture et dessin ; sa rencontre avec Louise Bourgeois est ici déterminante, et elle publiera avec elle L’aveugle guidant l’aveugle en 1998 (rééd. en 2008). En 2004-2005, elle réalise l’installation des Folles d’Enfer à la Salpêtrière, qui voyage ensuite à la Passerelle, à Brest.
Les folles d’enfer, film réalisé par Mâkhi Xenakis lors de l’exposition au centre d’art La Passerelle, à Brest, 18 février-18 mars 2006. 

 

« Ce film est dédié à toutes les femmes anonymes de la Salpêtrière afin qu’elles ne replongent de nouveau dans l’oubli et que leur histoire nous aide à mieux comprendre la nôtre ».

Mâkhi Xenakis, 2006