MOT-CLEF :   performance

« Je suis intéressée par l’art qui dérange et qui pousse la représentation du danger. »
Depuis plus de trente ans Marina Abramovic ne cesse en effet, de pousser et de repousser les limites du danger. Prenant comme médium et sujet de réflexion le corps, elle s’est infligée les pires souffrances : elle s’est entre autre tailladée le ventre, s’est allongée des heures sur un bloc de glace, a avalé des psychotropes… Le MoMA a consacré il y a quelques mois, une grande rétrospective à cette artiste hors norme, retraçant ses performances les plus marquantes, l’occasion aussi pour Marina Abramovic d’exécuter la performance la plus longue de sa carrière. Figure emblématique du Body Art, elle ouvrira en 2012 les portes de l’Institut des Arts de la Peformance à New York.
L’occasion de s’intéresser à son parcours et aux œuvres présentes dans l’acrrochage d’elles@centrepompidou.

Qui connait “Vagina Painting”, de Shigeko Kubota ?

Cette unique performance en solo de l’artiste fluxus Shigeko Kubota a reçu lors de sa création une critique plutôt néfaste… Cette tribune est pour nous l’occasion de nous interroger sur ce qui fait, ou ne fait pas, le succès d’une oeuvre. En s’interrogeant sur l’horizon d’attente des spectateurs d’alors, jusqu’aux spectateurs contemporains, Astrid Thibert nous permet de comprendre la part des présupposés dans le phénomène esthétique.

VENDREDI 20 NOVEMBRE 2009, 19h, Petite salle, entrée libre
Conférence Performance de TRACKS (Barbara Matijevic, GUISEPPE Chico)
“Pour une théorie à venir de la performance ou Le seul moyen d’éviter le massacre serait-il d’en devenir les auteurs ?” (Deuxième volet de la trilogie)

Jouée par Barbara Matijevic dans le rôle du professeur de culture générale, cette conférence performance est une approche du rapport entre fiction et réalité… ou comment tenter de montrer que toutes les figures de la culture qui nous façonnent sont des avatars d’un discours général, pris dans le flux et le reflus de l’histoire et des évènements populaires.
En incarnant BM, son double fictif, Barbara Matijevic nous permet ici quelques réflexions sur l’application de son modèle de pensée à la construction de la figure des femmes, à l’occasion de l’accrochage elles@centrepompidou.

Lundi 28 septembre / 19h00
Les influences de la culture française dans l’œuvre de Carolee Schneemann : Paul Cézanne, Simone de Beauvoir, Antonin Artaud.
Par Carolee Scheemann.

Jeudi 1 octobre / 20h00
Martha Graham, Doris Humphrey
Martha Graham / Le corps révélé.
Doris Humphrey Technique / Its creative potential with four early dances.

Samedi 3 octobre / 14h00 Annulé et reporté en janvier
Du musée à l’atelier, une promenade urbaine avec Agnès Thurnauer

Lundi 28 septembre / 19h00
Cinéma 1
Conférence performance de Carolee Schneemann.

L’artiste revient sur les influences de la culture française dans son oeuvre. Carolee Schneemann est une artiste pluridisciplinaire. Son œuvre se compose de peintures, photographies, vidéos, installations, performances et happenings, dont le célèbre Meat Joy, réalisé pour la première fois à Paris dans le cadre du Festival de la Libre Expression en 1964. Pour construire cette conférence au Centre Pompidou, Carolee Schneemann a fait, telle une spécialiste en histoire de l’art, des recherches sur l’histoire de sa propre formation artistique.

ART ET GENRE /

Maria Clark naît en 1968 en Angleterre dans une famille mixte franco-britannique. Elle vit et travaille à Paris. Son travail considère les problématiques du corps, du langage ; des territoires et des frontières. Il développe les thématiques du mouvement (corporel, migratoire) et de l’immobilité — poussée jusqu’à l’immobilisme. Ses propositions, de plus en plus engagées, s’inscrivent volontiers dans l’espace public de la rue. La première création de sa nouvelle série de performances sera présentée à Toulouse en septembre, Activist Bondage : Le corps de l’artiste, nu et immobile, fait œuvre. Artistique, esthétique et militant.

L’art corporel du modèle contemporain : mon expérience

Si je tiens ici à livrer mon témoignage, c’est qu’il me semble essentiel de rappeler que le modèle physique, source d’inspiration du vivant, a sa place justifiée dans le paysage de l’art contemporain. Les arts actuels ne sont pas seulement les «beaux-arts» ; et les «expériences artistiques» relèvent également du champ esthétique…